Quelle formation suivre pour devenir épaviste ?

L’enlèvement des épaves, notamment des véhicules hors d’usage, est de nos jours une obligation pour les propriétaires. Il est le plus souvent effectué par des professionnels du domaine. Il s’agit en l’occurrence des épavistes. En plus de récupérer les véhicules hors d’usage, ces professionnels assurent leur destruction suite à une opération de démontage et de dépollution. Quel est le rôle d’un épaviste ? Quelle formation suivre pour exercer ce métier ? Découvrez dans cet article les réponses à ces questions.

Quel est le rôle d’un épaviste ?

L’épaviste désigne ce professionnel qui s’occupe de la récupération des véhicules hors d’usage (VHU). Il les met à la casse et les recycle de sorte à obtenir d’autres objets métalliques. En d’autres termes, l’épaviste est une personne qui vous aide à vous débarrasser de votre épave. Autrefois, ce métier est connu sous la dénomination de « case automobile ». Aujourd’hui, les avancées de la modernisation sur le plan écologique ont permis d’arriver à l’appellation « épaviste ».

Désormais, vous pouvez solliciter les chargés de l’enlèvement d’épave gratuit si vous disposez d’un véhicule amoché ou un véhicule trop vieux qui occupe de place dans votre garage. L’épaviste se chargera de vous libérer plus d’espace au sein de votre garage. Dans ce cas, vous pouvez jouir d’un enlèvement d’épave gratuit et rapide. Les épavistes qui offrent de telles prestations travaillent souvent dans les centres de véhicules hors d’usage agréés. De fait, ils vous enlèvent votre vieille voiture gratuitement. Pour ce faire, vous devez préalablement prendre un rendez-vous. Cela implique aussi le remplissage de différentes formalités administratives.

Grâce à un camion remorquage, l’épaviste vient transporter le véhicule hors d’usage pour l’amener dans son centre. Avant d’effectuer la destruction de l’épave, il fait le retrait du carburant, des huiles usagées, des liquides de refroidissement, des batteries, etc. En démontant le véhicule hors d’usage, il parvient aussi à récupérer les pièces du véhicule qu’on peut toujours utiliser. Les pneus et d’autres éléments dangereux sont tout de même retirés. Au terme de la destruction, l’épaviste envoie un certificat approprié au titulaire de la carte grise. Bien entendu, il s’agit d’une attestation retirée à la préfecture du département qui permet d’annuler l’immatriculation du véhicule hors d’usage après sa destruction.

Quelle formation suivre pour devenir un épaviste ?

Pour exercer la profession d’épaviste, il faut suivre une formation en Organisation et Management des Services Automobiles (OMSA). À l’issue de ces études, vous obtiendrez une licence professionnelle. Vous devez être diplômé d’un BTS ou d’un DUT en industriel ou en technique ou avoir un niveau Bac+2 en orientation commerciale. Ce sont là les dispositions pour exercer désormais le métier d’épaviste.

Auparavant, avant 2014, il n’existait aucune formation initiale pour devenir un épaviste. Cela rendait difficile le processus de recrutement des professionnels au sein des centres de véhicules hors d’usage.

Quels sont les avantages et inconvénients du métier d’épaviste ?

La profession d’épaviste permet d’assurer la gestion écologique des biens. C’est un avantage intéressant d’autant plus que l’enlèvement des épaves participe à la dépollution environnementale. Cela favorise en surcroît le développement durable. Aussi, il faut reconnaitre que les véhicules hors d’usage constituent de réels dangers pour les environs. Cela s’explique par le fait que ces véhicules sont composés des matériaux et des substances toxiques à l’instar du liquide de refroidissement, du carburant, de la batterie, etc.

Outre l’avantage écologique, l’épaviste procède au recyclage. Ce faisant, il récupère les pièces automobiles qu’on peut toujours utiliser, dont les autoradios et les accessoires pneumatiques. L’épaviste récupère aussi les matériaux qu’on peut transformer. Cependant, il faut noter que ces travailleurs mécanismes sont confrontés à certaines contraintes. C’est le cas notamment de l’exposition aux substances toxiques citées ci-haut, qui sont, pour la majorité, cancérigènes.

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